Salut bande de moules !
ça faisait longtemps?
Comment ça va là bas?
Ici ça va.
Bon.
Allez, je vais publier une conversation des plus intéressantes que j'ai eue avec un oncle, qui va vous permettre de méditer et peut-être même de vous convertir.
A bientôt.
Mon cher oncle,
Comment vas-tu?
J'espère que les frasques de l'économie ne t'empêchent pas de voir se profiler, du haut des tours de la défense, un monde avançant vers la tolérance, le respect, l'amour ; et la sérénité et le partage en ce qui concerne les ressources énergétiques qui permettront à l'humanité de s'élever vers le progrès.
Je pense à toi, ainsi car j'ai discuté hier avec un type que tu connais, qui travaillait ici à l'exploration de gaz naturel. Malheureusement, il n'a rien trouvé et part bientôt.
Dommage pour le Bangladesh, pauvre nation dont le développement frénétique ne fait qu'accélérer l'émergence de problèmes que l'âme la plus naïvement positive ne peut imaginer qu'inéluctables et dévastateurs.
"Comment!", te vois-je penser, "mon neveu fléchit déjà? Il bascule du côté détestable de la désespérance?".
Marc, je ne sais que te répondre, sinon que ce pays étrange, cette jungle étouffante dont la gestion désastreuse des chefs de tribus favorise la dévastation au profit d'une industrie honteusement exploitée qui profite machiavéliquement du magnétisme des marchés, du système auquel nos pays contribuent aveuglement, m'égare parfois.
Je me rappelle l'objectif d'humanisation de la globalisation que tu t'es fixé, et espère que les perspectives sont meilleures vues d'ailleurs.
Nous allons bien avec Alice.
Nos hautes fonctions managériales respectives nous imposent rigueur et discipline.
Chronophages, elles laissent à Alice qui passe 3 heures par jour sur la route peu de temps pour la gaudriole.
Etant plus favorisé quant à la distance des bureaux, je m'en accomode assez bien.
Fatigué du riz et de l'impotence des indigènes, je me rend tous les midi au german club afin de manger des frites et d'y nager.
L'absence totale d'attraits de la culture musulmano-indienne de cette région du Bangale ne nous empêche pas d'étudier avec sérieux l'idiôme local, et Kafka, Hemmingway ou Dumas se chargent de nos courtes évasions.
Je t'embrasse en sachant que tu sais apprécier l'ironie provocatrice de mon propos et t'assure du bonheur de notre foyer.
Réponse dans les commentaires.
mardi 2 juin 2009
samedi 31 janvier 2009
Grand colloque intercommunal du petit chapeau blanc.
Enchantés par la visite de l'honorable Coralie ; collègue Franco (de souche) Hong-Kongaise (de par le fait) du haut commandement ; nous avons décidé ce week end de sortir de notre train-train de jeunes cadres surmenés avides de farniente casanière, dans le but de faire découvrir notre beau pays d'accueil à notre invitée.
Un repérage habile nous a permis, lors de la semaine de travail qui précédait, d'observer de curieux rassemblement d'hommes coiffés de petits chapeaux blancs très curieux. Nous nous aperçûmes qu'ils se rendaient tous dans un champ, non loin d'Uttara, qui n'est elle-même pas loin de Dhaka.
Curieux déplacement d'hommes coiffés de chapeaux blancs.
Après une rapide collation au "brunch" du Radisson (l'hôtel le plus chic de la ville), nous partîmes en Taxi vers le lieu du crime. Alors que nous filions bon train depuis une bonne paire de minutes, accoudés à la fenêtre, le visage au soleil, les cheveux aux vents et la lippe pendante, nous fûmes soudain pris au piège par l'infâme pieuvre qui condamne Dhaka à une vie exaspérante : le trafic. Mais, c'était sans compter notre bonne volonté : désireux d'arriver à temps au rendez-vous, nous abandonnâmes notre chauffeur et décidâmes de continuer à pied.
Satanés bouchons !
Il règne au Bangladesh un air de dimanche, le vendredi, et c'est avec plaisir que nous nous frayâmes un chemin dans une foule de plus en plus compacte, assez interloquée par notre présence.
Les gens s'arrêtent pour nous dévisager
Arrivés à l'embranchement qui va d'Uttara à Savar, le trafic était devenu complètement délirant ; regardez les photos et constatez avec effroi la pertinence du superlatif.
Nous nous faufilâmes néanmoins vers le côté de la route et avançâmes parmi la foule, au mépris de la poussière, des odeurs viriles et de l'encombrement.
Enclin à la discrétion, j'avais moi-même fait l'acquisition d'un petit chapeau, pas blanc, mais marron, afin de signifier mon soutien au mouvement, et suggéré aux femmes dont j'avais la charge de faire preuve de pudeur, et de masquer la blancheur de leur teint laiteux sous un voile prudemment prévu avant la promenade.
J'en profitais pour leur montrer une petite passe de hip hop dont j'avais le secret
Pour ou contre le port de la burqa?
Nous nous promenâmes alors le long du chemin, et ouvrîmes nos sens pour apprécier l'authenticité du Bangladesh : le son des hauts-parleurs installés le long de la route débitant des musulmaneries, les stands bariolés de brosses à dents, de caches-nez, de courges, d'épices, de mendiants atrocement mutilés, les yeux curieux des badauds, enchantés d'essayer leur Anglais sur deux brunes aux yeux verts, le spectacle du fleuve, les barbes des barbus...

En effet, malgré nos précautions de mimétisme, la manœuvre de discrétion avait lamentablement capoté, et les petits chapeaux blancs nous dévisageaient comme des bêtes de foire dés que nous arrêtions d'avancer.
C'est pas faute de pas avoir essayé !
Après moultes photos, palabres, regards amusés, nous finîmes par faire demi tour pour rejoindre la route principale et rentrer au bercail.
Sur le chemin du retour, nous fûmes ravis d'être témoins d'un sport très populaire très justement nommé le bus à dix.
La règle est très simple, on se rassemble le long de la route et des bus passent à moyenne vitesse. Là, il s'agit de monter par groupe de dix dans le bus. La première dizaine gagne des places assises, la deuxième, des places sur le toit, et la troisième, mains coupées, membres arrachés ou broyés (selon disponibilité).

Un sport qui se pratique dans une bonne humeur conviviale, emprunte d'une franche camaraderie dégageant une chaleur tout à fait sympathique.
A la prochaine !
PS : A la demande générale, je lève le voile sur le fin fond de l'histoire. Il s'agit en fait d'un pèlerinage musulman annuel à rayonnement international, nommé Ijthema.
Un repérage habile nous a permis, lors de la semaine de travail qui précédait, d'observer de curieux rassemblement d'hommes coiffés de petits chapeaux blancs très curieux. Nous nous aperçûmes qu'ils se rendaient tous dans un champ, non loin d'Uttara, qui n'est elle-même pas loin de Dhaka.
Après une rapide collation au "brunch" du Radisson (l'hôtel le plus chic de la ville), nous partîmes en Taxi vers le lieu du crime. Alors que nous filions bon train depuis une bonne paire de minutes, accoudés à la fenêtre, le visage au soleil, les cheveux aux vents et la lippe pendante, nous fûmes soudain pris au piège par l'infâme pieuvre qui condamne Dhaka à une vie exaspérante : le trafic. Mais, c'était sans compter notre bonne volonté : désireux d'arriver à temps au rendez-vous, nous abandonnâmes notre chauffeur et décidâmes de continuer à pied.
Il règne au Bangladesh un air de dimanche, le vendredi, et c'est avec plaisir que nous nous frayâmes un chemin dans une foule de plus en plus compacte, assez interloquée par notre présence.
Arrivés à l'embranchement qui va d'Uttara à Savar, le trafic était devenu complètement délirant ; regardez les photos et constatez avec effroi la pertinence du superlatif.
Nous nous faufilâmes néanmoins vers le côté de la route et avançâmes parmi la foule, au mépris de la poussière, des odeurs viriles et de l'encombrement.
Enclin à la discrétion, j'avais moi-même fait l'acquisition d'un petit chapeau, pas blanc, mais marron, afin de signifier mon soutien au mouvement, et suggéré aux femmes dont j'avais la charge de faire preuve de pudeur, et de masquer la blancheur de leur teint laiteux sous un voile prudemment prévu avant la promenade.
Nous nous promenâmes alors le long du chemin, et ouvrîmes nos sens pour apprécier l'authenticité du Bangladesh : le son des hauts-parleurs installés le long de la route débitant des musulmaneries, les stands bariolés de brosses à dents, de caches-nez, de courges, d'épices, de mendiants atrocement mutilés, les yeux curieux des badauds, enchantés d'essayer leur Anglais sur deux brunes aux yeux verts, le spectacle du fleuve, les barbes des barbus...
En effet, malgré nos précautions de mimétisme, la manœuvre de discrétion avait lamentablement capoté, et les petits chapeaux blancs nous dévisageaient comme des bêtes de foire dés que nous arrêtions d'avancer.
Après moultes photos, palabres, regards amusés, nous finîmes par faire demi tour pour rejoindre la route principale et rentrer au bercail.
Sur le chemin du retour, nous fûmes ravis d'être témoins d'un sport très populaire très justement nommé le bus à dix.
La règle est très simple, on se rassemble le long de la route et des bus passent à moyenne vitesse. Là, il s'agit de monter par groupe de dix dans le bus. La première dizaine gagne des places assises, la deuxième, des places sur le toit, et la troisième, mains coupées, membres arrachés ou broyés (selon disponibilité).
Un sport qui se pratique dans une bonne humeur conviviale, emprunte d'une franche camaraderie dégageant une chaleur tout à fait sympathique.
A la prochaine !
PS : A la demande générale, je lève le voile sur le fin fond de l'histoire. Il s'agit en fait d'un pèlerinage musulman annuel à rayonnement international, nommé Ijthema.
samedi 10 janvier 2009
Passage à tabac à Dhaka
3h30 du mat'. Je n'arrive pas à dormir. C'est le jet lag. Je délaisse mon plumard pour aller faire un peu de vaisselle.
La fenêtre de la cuisine, au quatrième étage, possède un balcon qui donne sur un jardin avec une petite maison habitée par des Banglas.
Soudain, j'entends des pleurs, des cris et des lamentations ; de quoi réveiller toute une bande d'aveugles dormant dans le brouillard avec des lunettes de soleil.
Je me penche sur le jardin, c'est l'effervescence. Une femme pleure comme si elle avait vu le diable, un groupe d'homme s'excite autour d'un autre auquel ils commencent à mettre des claques. Habitué aux appels nocturnes des muezzins, mais ignorant du rituel des gifles, je cours chercher mes lunettes. Après avoir rassuré Alice, courant épouvantée à ma rencontre, je remarque qu'une autre bande de types, avec des blousons marqués "RAB" dans le dos ramassent des bâtons pour les casser sur les jambes du pauvre bougre.
Un tas d'objets semblant giser ad probationem non loin du lieu du drame me font abandonner la thèse du viol incestueux pour celle du cambriolage.
Les types de la "RAB" finissent par embarquer le malandrin dans un van pendant qu'une bande d'excités continue de gesticuler.
Quel pays ! Je retourne me coucher !
J'apprend le lendemain que la RAB est la force d'intervention spéciale du pays. Charmant.
La fenêtre de la cuisine, au quatrième étage, possède un balcon qui donne sur un jardin avec une petite maison habitée par des Banglas.
Soudain, j'entends des pleurs, des cris et des lamentations ; de quoi réveiller toute une bande d'aveugles dormant dans le brouillard avec des lunettes de soleil.
Je me penche sur le jardin, c'est l'effervescence. Une femme pleure comme si elle avait vu le diable, un groupe d'homme s'excite autour d'un autre auquel ils commencent à mettre des claques. Habitué aux appels nocturnes des muezzins, mais ignorant du rituel des gifles, je cours chercher mes lunettes. Après avoir rassuré Alice, courant épouvantée à ma rencontre, je remarque qu'une autre bande de types, avec des blousons marqués "RAB" dans le dos ramassent des bâtons pour les casser sur les jambes du pauvre bougre.
Un tas d'objets semblant giser ad probationem non loin du lieu du drame me font abandonner la thèse du viol incestueux pour celle du cambriolage.
Les types de la "RAB" finissent par embarquer le malandrin dans un van pendant qu'une bande d'excités continue de gesticuler.
Quel pays ! Je retourne me coucher !
J'apprend le lendemain que la RAB est la force d'intervention spéciale du pays. Charmant.
dimanche 21 décembre 2008
Number 2
Le magazine Forbes vous propose un classement des villes les plus polluées, sur la base d'une étude conduite par Mercer Human Resource Consulting's en 2007 sur 215 villes dans le monde. Ces messieurs extrêmement sérieux, dont l'avis ne fait pas un pli font appel à des critères édifiants comme la pollution de l'air, la gestion des déchets, la potabilité de l'eau, les services médicaux et la présence de maladies infectieuses.
Suspense...
n°1 des villes les plus insalubres, la ville de Baku (Aerbaïdjan), en n°2, la ville de Dhaka (Bangladesh) et en n°3, Antananarivo (Madagascar).
Bon, je sais c'est un peu décevant de n'être que deuxième, mais je pense que s'ils mettaient comme critères le nombre de trucs à faire, l'intérêt des promenades et la beauté des batiments, on pourrait peut être arriver en premier !
Suspense...
n°1 des villes les plus insalubres, la ville de Baku (Aerbaïdjan), en n°2, la ville de Dhaka (Bangladesh) et en n°3, Antananarivo (Madagascar).
Bon, je sais c'est un peu décevant de n'être que deuxième, mais je pense que s'ils mettaient comme critères le nombre de trucs à faire, l'intérêt des promenades et la beauté des batiments, on pourrait peut être arriver en premier !
dimanche 28 septembre 2008
Esclandre en Thaïlande
Dhaka – Bangladesh –
Jake et Irina habitaient au Bangladesh depuis maintenant près de 6 mois. Ils avaient pour couverture un emploi dans le textile. Irina confectionnait des étiquettes, et Jake avait trouvé une position de manager du contrôle qualité dans un bureau d’achat Français. L’immersion au Bangladesh n’avait pas été des plus simples, mais Irina et Jake, habitués à la rudesse de dame nature, avaient appris à s’adapter vite et bien.
En fait, ils se fondaient parfaitement bien dans le décor et traitaient de plus en plus efficacement avec leurs collaborateurs Bangla, ce qui n’était pas chose aisée, étant donné les différences, surtout dans la manière de concevoir l’implication professionnelle. Irina et Jake en avaient vu des vertes et des bien mures… Acculés à des délais intenables par les acheteurs Européens, et mis face à des conditions locales apportant tous les jours leur lot de mauvaises surprises, ils avaient malgré tout réussi à avoir une bonne visibilité de la situation. Un investissement corps et âme ; dur pour le corps car la saison des pluies est une véritable épreuve même pour ceux qui sont déjà habitués à ces climats tropicaux ; et leur prenant la grande majorité de leur temps, les privant quelque part des voluptés de la vie de jeunes mariés et aussi de l’évasion qui leur était nécessaire.
Néanmoins, Jake et Irina l’avait joué fine. En ce début de rentrée, leur vie allait basculer vers quelque chose de nouveau. Jake avait trouvé une couverture plus sure à travers un métier lui offrant plus de responsabilités, de stimulation intellectuelle et un challenge à l’avant goût exotique et piquant. A la veille d’un départ d’un mois en France, Jake se disait : « On en a quand même bavé, c’était pas facile mais on a tout de même pas mal réussi. C’est drôle comme va la vie. Un simple coup de téléphone, une rencontre, et voilà tout un tas de nouvelles perspectives qui se découvrent… On a quand même un sacré bol… » Et il pensait à Irina, qui était repartie travailler tôt ce matin, à sa famille, à Dieu… Il se sentait certes nerveux et troublé par l’idée de changement, par l’idée de laisser Irina seule pendant tout un mois, mais au fond, il restait confiant dans l’avenir et il était heureux.
L’évasion et la volupté, Jake et Irina avaient pu y goûter à travers une mission pas comme les autres dont ils revenaient tout juste, avant de repartir l’un pour la France, l’autre pour les affres du Bangladesh. Ils avaient décidé de la nommer : « esclandre en Thaïlande ».
Esclandre en Thailande
C’est encore une fois vers l’est, au nord de la Malaisie qu’ils avaient déjà visité, que le destin attendait Jake et Irina. La bande à Basile avait une fois de plus été aperçue par leurs agents, et c’est à eux qu’incombait la tâche de contrer une fois de plus les méfaits de ces ignobles pourritures Trotte kyste.
Avant même de monter dans l’avion, ils avaient du surmonter moult obstacles. L’infâme administration Bangladaise, corrompue jusqu’à l’os avait en effet eu vent de la présence d’agents du T.I.P., du T.A.P., tu tip tap dans tes mains, mets tes basquettes c’est super chouette, sur leur territoire. Ignorant à qui ils avaient à faire, ils lancèrent une horde d’avocats : le terrible cabinet Hodavasi, connu pour son incroyable faculté d’envenimer la plus simple des situations (véridique), aux trousses d’Irina et de Jake. Ces ordures attaquèrent leur point faible : les visas. Ils détenaient depuis déjà deux mois le passeport d’Irina, qui croyait naïvement être « en process » pour l’obtention du Visa employment. Jake s’apercevant qu’il avait oublié de renouveler le sien, étant ainsi en situation d’illégalité s’adressa naturellement à Hodavasi pour être sûr que la situation se réglerait sans maux de têtes et dans les temps. Bien mal leur en pris ; la taupe d’Hodavasi ; l’immonde Shafique avait perdu les passeports dans un coin de son bureau et se tournaient les pouces depuis deux mois. C’est finalement au prix d’une traversée de Dhaka à Vélo, et moyennant un Bakchich conséquent, qu’Irina et Jake durent faire eux-mêmes le boulot des avocats et remettre la main sur des passeports dûment visés.
Trois jours plus tard, Ils s’envolaient pour la Thaïlande. Le vol, rapide et sans histoire, les déposa à Bangkok.
Une fois installés, nos deux héros partirent à la découverte d’une ville étonnante : plus capitaliste que le roi, Bangkok offraient toutefois les attraits d’une ville pleine de charme et de tradition. Tour à tour ultra moderne, avec son sky-train, ses complexes commerciaux, ses cinémas aux écrans grands comme la moitié d’un terrain de foot, ses hôtels luxueux ; fervente par la présence de nombreux temples bouddhistes ; sauvage dans les méandres de ses canaux toujours fréquentés par des bateaux-bus, marchés sur l’eau, et long-tail boats promenant des touristes charmés en bordure de maisons cocasses encastrées dans une végétation jungloïdale envoûtante ; peuplée par une population bigarrée de Thaïs coquets au top de la mode, marchants de rue, expats, touristes tatoués ; nous offrant une cuisine pimentée, savoureuse et variée ; grouillante dans les marchés de Chinatown et les bouges du quartier touristique…
Irina et Jake ressentirent the rise of Asia, ce qui veut dire la montée de l’Asie. Pouvoir de l’argent, puissance de l’économie, strass et paillettes… Mais, le temps n’était pas à la gaudriole, et se laisser corrompre n’est pas le style d’agents secrets du T.I.P., du T.A.P., tu tip tap dans tes mains, mets tes basquettes c’est super chouette. Après de nombreuses ballades, visites de monuments, restaurants et une infiltration réussie dans un cinéma gigantesque leur apprenant une coutume locale surprenante : tout le monde se lève avant le film pour un court et kitsch montage montrant des photos du roi défilant avec une musique digne de Quasimodo de walt disney, se terminant par l’épitaphe : We love the king, ce qui veut dire, nous aimons le roi.
Bref, Irina et Jake décidèrent de se rendre au cœur de l’action, sur l’île de Koh Taoh. L’île de la tortue, en Français. Cette île charmeuse, autrefois utilisée par des pirates sans vergogne connaît aujourd’hui une intense activité sous-marine, et c’est la raison qui poussa Irina et Jake à mener l’enquête de ce côté.
Le long voyage en bus, puis en ferry se passa sans histoires et débarqua Irina et Jake sur le rivage d’une île fabuleuse, toute de soleil, palmiers et plages paradisiaques. En fait, ils n’avaient jamais vu un endroit si paradisiaque après la Bretagne et durent se pincer pour y croire.
Après un rapide petit déjeuner, ils louèrent une brêle à 4 vitesses et décidèrent d’explorer l’île à la recherche d’un endroit où poser leur balluchon. Si la côte était accueillante et féérique, l’intérieur du pays était différent. Nombreuses constructions accompagnant le fort développement touristique de l’île, chemins de terre escarpés…
Au détour d’un sentier, à deux sur la bécane, Irina et Jake tombèrent. Ils décidèrent de laisser la mob sur le côté du chemin et partirent à pied à la recherche du promontoire sur lequel ils avaient jeté leur dévolu. Marchant sous un soleil torride, Irina et Jake finirent par s’énerver. Sûrs d’être arrivé à chaque détour du chemin, la destination se dérobait sempiternellement, comme si elle n’existait pas, et il était hors de question qu’on se tape des heures sous le canyar non mais oh !
Ils rebroussèrent donc chemin pour retrouver la bécane quand soudain, le cri d’une femme en émoi attira l’attention de Jake. Malheureux, il avait dans sa hâte pris trop d’avance sur la belle Irina qui se retrouva aux prises avec un serpent long et vert pomme. Au prix d’un combat platonique, ils se rendirent compte que la bête souhaitait simplement se rendre de l’autre côté de la route pour grimper dans la végétation. Malgré les pleurs d’Irina, Jake décida de laisser au monstre rampant, qui était finalement aussi une créature du seigneur, la vie sauve. Ils trouvèrent finalement leur chemin par la plage, et arrivèrent sans encombre à View point resort, où le management leur offrit une chambre avec vue qui aurait fait rougir… Comment s’appelle-t-il déjà ? Mais si, le crooner, là, il est mort en avril de cette année… Bref. J’ai pas la mémoire des prénoms, il va falloir que je révise mes standards.
Une fois installés, Irina et Jake se dirigèrent d’un pas décidé vers l’école de plongée la plus proche. Ils s’inscrirent et passèrent avec brio les étapes de plongeur novice, puis confirmé. Ils découvrirent les fonds marins des abords de Koh Taoh, plongèrent à 30 mètres sous le niveau de l’eau, de nuit dans la baie des requins, virent tout un tas de coraux et de poissons, même deux mobylettes sous l’eau et rigolèrent bien car ils eurent affaire à des types sacrément empotés alors qu’eux y arrivaient vachement bien, mais les types empotés étaient sympa quand même et ils leur offrirent des bières. Ils virent une faune de touristes / plongeurs et se rendirent compte qu’ils étaient probablement les seuls de l’île à n’avoir aucun tatouage, mais ça ne leur disait pas plus que ça et ils étaient aussi bien comme ça. L’ambiance était plutôt sereine, et ils se rendirent compte qu’ils avaient été une fois de plus mal renseignés car ils ne trouvèrent aucune trace de l’ennemi sur cette île somme toute sympathique. Ils passèrent la plupart de leur temps à plonger et à se taper des bons restos.
Quand vint l’heure du départ, ils laissèrent à regret leur nouvel ami, Jerray, avocat chez Intel à Shangai en plein questionnement sur le sens de la vie et de l’amour, qu’ils avaient rencontré sur le bateau de plongée. Ils se promirent de se revoir un de ces quatre.
Puis ils quittèrent l’île de Koh taoh en prenant à nouveau le ferry puis le bus. Comme à chaque voyage, dés qu’il y a un chialeux, il faut qu’ils se le tapent sur le siège à côté, alors, bon gré mal gré, ils se tapèrent sans broncher une niarde capricieuse qui hurla très haut dans les aigus une fois un quart d’heure puis la deuxième fois, pendant quarante minutes. Alors qu’Irina se montrait compréhensive et trouvait ça drôle, Jake failli perdre patience, mais il surveilla sa langue car le couple inexpérimenté était Français. Il essaya le coup des grimaces affreuses à la petite quand elle tournait la tête pour le regarder, mais ça ne pris pas. « Qu’est ce que tu veux qu’on y fasse Boniface ? » se dit Jake. Puis il pensa : « j’espère que les nôtres ne seront pas comme ça » et il se demandèrent avec Irina comment ils pourraient bien réagir si ça leur arrivait d’avoir des niards mal embouchés qui piquent des crises dans des endroits comme des bus ou des avions.
De retour à Bangkok, Irina et Jake se remirent doucement de leurs émotions en pensant avec effroi au retour dans Dhaka qu’ils baptisèrent pour rire : la vilaine, ce qui veut dire ce que ça veut dire.
Ils quittèrent enfin Bangkok, se retapèrent une niarde mal élevée, mais celle-ci fut plus gentille et ne cria pas si fort que ça, malgré le fait qu’elle semblait issue de la bourgeoisie Bangladaise, et que ces gens là ne savent pas élever leur progéniture, du point de vue de jake en tout cas.
Arrivé à Dhaka, ils retrouvèrent l’odeur si particulière du Bangladesh, les sourires du garde de l’immeuble, de la femme de ménage qui avait pendant leur absence apporté toutes ses affaires chez eux et qu’ils aiment bien car elle est mignonne et serviable. Ils rirent beaucoup car à l’aéroport, ils passèrent l’air de rien devant la file énorme qui s’était formée aux douanes et ne firent pas la queue ni ne furent remarqués par les douaniers.
Désormais, ils s’apprêtent à se quitter pour trois semaines, mais, comme on l’a déjà vu plus haut, ils sont confiant et heureux alors tout va bien.
Jake et Irina habitaient au Bangladesh depuis maintenant près de 6 mois. Ils avaient pour couverture un emploi dans le textile. Irina confectionnait des étiquettes, et Jake avait trouvé une position de manager du contrôle qualité dans un bureau d’achat Français. L’immersion au Bangladesh n’avait pas été des plus simples, mais Irina et Jake, habitués à la rudesse de dame nature, avaient appris à s’adapter vite et bien.
En fait, ils se fondaient parfaitement bien dans le décor et traitaient de plus en plus efficacement avec leurs collaborateurs Bangla, ce qui n’était pas chose aisée, étant donné les différences, surtout dans la manière de concevoir l’implication professionnelle. Irina et Jake en avaient vu des vertes et des bien mures… Acculés à des délais intenables par les acheteurs Européens, et mis face à des conditions locales apportant tous les jours leur lot de mauvaises surprises, ils avaient malgré tout réussi à avoir une bonne visibilité de la situation. Un investissement corps et âme ; dur pour le corps car la saison des pluies est une véritable épreuve même pour ceux qui sont déjà habitués à ces climats tropicaux ; et leur prenant la grande majorité de leur temps, les privant quelque part des voluptés de la vie de jeunes mariés et aussi de l’évasion qui leur était nécessaire.
Néanmoins, Jake et Irina l’avait joué fine. En ce début de rentrée, leur vie allait basculer vers quelque chose de nouveau. Jake avait trouvé une couverture plus sure à travers un métier lui offrant plus de responsabilités, de stimulation intellectuelle et un challenge à l’avant goût exotique et piquant. A la veille d’un départ d’un mois en France, Jake se disait : « On en a quand même bavé, c’était pas facile mais on a tout de même pas mal réussi. C’est drôle comme va la vie. Un simple coup de téléphone, une rencontre, et voilà tout un tas de nouvelles perspectives qui se découvrent… On a quand même un sacré bol… » Et il pensait à Irina, qui était repartie travailler tôt ce matin, à sa famille, à Dieu… Il se sentait certes nerveux et troublé par l’idée de changement, par l’idée de laisser Irina seule pendant tout un mois, mais au fond, il restait confiant dans l’avenir et il était heureux.
L’évasion et la volupté, Jake et Irina avaient pu y goûter à travers une mission pas comme les autres dont ils revenaient tout juste, avant de repartir l’un pour la France, l’autre pour les affres du Bangladesh. Ils avaient décidé de la nommer : « esclandre en Thaïlande ».
Esclandre en Thailande
C’est encore une fois vers l’est, au nord de la Malaisie qu’ils avaient déjà visité, que le destin attendait Jake et Irina. La bande à Basile avait une fois de plus été aperçue par leurs agents, et c’est à eux qu’incombait la tâche de contrer une fois de plus les méfaits de ces ignobles pourritures Trotte kyste.
Avant même de monter dans l’avion, ils avaient du surmonter moult obstacles. L’infâme administration Bangladaise, corrompue jusqu’à l’os avait en effet eu vent de la présence d’agents du T.I.P., du T.A.P., tu tip tap dans tes mains, mets tes basquettes c’est super chouette, sur leur territoire. Ignorant à qui ils avaient à faire, ils lancèrent une horde d’avocats : le terrible cabinet Hodavasi, connu pour son incroyable faculté d’envenimer la plus simple des situations (véridique), aux trousses d’Irina et de Jake. Ces ordures attaquèrent leur point faible : les visas. Ils détenaient depuis déjà deux mois le passeport d’Irina, qui croyait naïvement être « en process » pour l’obtention du Visa employment. Jake s’apercevant qu’il avait oublié de renouveler le sien, étant ainsi en situation d’illégalité s’adressa naturellement à Hodavasi pour être sûr que la situation se réglerait sans maux de têtes et dans les temps. Bien mal leur en pris ; la taupe d’Hodavasi ; l’immonde Shafique avait perdu les passeports dans un coin de son bureau et se tournaient les pouces depuis deux mois. C’est finalement au prix d’une traversée de Dhaka à Vélo, et moyennant un Bakchich conséquent, qu’Irina et Jake durent faire eux-mêmes le boulot des avocats et remettre la main sur des passeports dûment visés.
Trois jours plus tard, Ils s’envolaient pour la Thaïlande. Le vol, rapide et sans histoire, les déposa à Bangkok.
Une fois installés, nos deux héros partirent à la découverte d’une ville étonnante : plus capitaliste que le roi, Bangkok offraient toutefois les attraits d’une ville pleine de charme et de tradition. Tour à tour ultra moderne, avec son sky-train, ses complexes commerciaux, ses cinémas aux écrans grands comme la moitié d’un terrain de foot, ses hôtels luxueux ; fervente par la présence de nombreux temples bouddhistes ; sauvage dans les méandres de ses canaux toujours fréquentés par des bateaux-bus, marchés sur l’eau, et long-tail boats promenant des touristes charmés en bordure de maisons cocasses encastrées dans une végétation jungloïdale envoûtante ; peuplée par une population bigarrée de Thaïs coquets au top de la mode, marchants de rue, expats, touristes tatoués ; nous offrant une cuisine pimentée, savoureuse et variée ; grouillante dans les marchés de Chinatown et les bouges du quartier touristique…
Irina et Jake ressentirent the rise of Asia, ce qui veut dire la montée de l’Asie. Pouvoir de l’argent, puissance de l’économie, strass et paillettes… Mais, le temps n’était pas à la gaudriole, et se laisser corrompre n’est pas le style d’agents secrets du T.I.P., du T.A.P., tu tip tap dans tes mains, mets tes basquettes c’est super chouette. Après de nombreuses ballades, visites de monuments, restaurants et une infiltration réussie dans un cinéma gigantesque leur apprenant une coutume locale surprenante : tout le monde se lève avant le film pour un court et kitsch montage montrant des photos du roi défilant avec une musique digne de Quasimodo de walt disney, se terminant par l’épitaphe : We love the king, ce qui veut dire, nous aimons le roi.
Bref, Irina et Jake décidèrent de se rendre au cœur de l’action, sur l’île de Koh Taoh. L’île de la tortue, en Français. Cette île charmeuse, autrefois utilisée par des pirates sans vergogne connaît aujourd’hui une intense activité sous-marine, et c’est la raison qui poussa Irina et Jake à mener l’enquête de ce côté.
Le long voyage en bus, puis en ferry se passa sans histoires et débarqua Irina et Jake sur le rivage d’une île fabuleuse, toute de soleil, palmiers et plages paradisiaques. En fait, ils n’avaient jamais vu un endroit si paradisiaque après la Bretagne et durent se pincer pour y croire.
Après un rapide petit déjeuner, ils louèrent une brêle à 4 vitesses et décidèrent d’explorer l’île à la recherche d’un endroit où poser leur balluchon. Si la côte était accueillante et féérique, l’intérieur du pays était différent. Nombreuses constructions accompagnant le fort développement touristique de l’île, chemins de terre escarpés…
Au détour d’un sentier, à deux sur la bécane, Irina et Jake tombèrent. Ils décidèrent de laisser la mob sur le côté du chemin et partirent à pied à la recherche du promontoire sur lequel ils avaient jeté leur dévolu. Marchant sous un soleil torride, Irina et Jake finirent par s’énerver. Sûrs d’être arrivé à chaque détour du chemin, la destination se dérobait sempiternellement, comme si elle n’existait pas, et il était hors de question qu’on se tape des heures sous le canyar non mais oh !
Ils rebroussèrent donc chemin pour retrouver la bécane quand soudain, le cri d’une femme en émoi attira l’attention de Jake. Malheureux, il avait dans sa hâte pris trop d’avance sur la belle Irina qui se retrouva aux prises avec un serpent long et vert pomme. Au prix d’un combat platonique, ils se rendirent compte que la bête souhaitait simplement se rendre de l’autre côté de la route pour grimper dans la végétation. Malgré les pleurs d’Irina, Jake décida de laisser au monstre rampant, qui était finalement aussi une créature du seigneur, la vie sauve. Ils trouvèrent finalement leur chemin par la plage, et arrivèrent sans encombre à View point resort, où le management leur offrit une chambre avec vue qui aurait fait rougir… Comment s’appelle-t-il déjà ? Mais si, le crooner, là, il est mort en avril de cette année… Bref. J’ai pas la mémoire des prénoms, il va falloir que je révise mes standards.
Une fois installés, Irina et Jake se dirigèrent d’un pas décidé vers l’école de plongée la plus proche. Ils s’inscrirent et passèrent avec brio les étapes de plongeur novice, puis confirmé. Ils découvrirent les fonds marins des abords de Koh Taoh, plongèrent à 30 mètres sous le niveau de l’eau, de nuit dans la baie des requins, virent tout un tas de coraux et de poissons, même deux mobylettes sous l’eau et rigolèrent bien car ils eurent affaire à des types sacrément empotés alors qu’eux y arrivaient vachement bien, mais les types empotés étaient sympa quand même et ils leur offrirent des bières. Ils virent une faune de touristes / plongeurs et se rendirent compte qu’ils étaient probablement les seuls de l’île à n’avoir aucun tatouage, mais ça ne leur disait pas plus que ça et ils étaient aussi bien comme ça. L’ambiance était plutôt sereine, et ils se rendirent compte qu’ils avaient été une fois de plus mal renseignés car ils ne trouvèrent aucune trace de l’ennemi sur cette île somme toute sympathique. Ils passèrent la plupart de leur temps à plonger et à se taper des bons restos.
Quand vint l’heure du départ, ils laissèrent à regret leur nouvel ami, Jerray, avocat chez Intel à Shangai en plein questionnement sur le sens de la vie et de l’amour, qu’ils avaient rencontré sur le bateau de plongée. Ils se promirent de se revoir un de ces quatre.
Puis ils quittèrent l’île de Koh taoh en prenant à nouveau le ferry puis le bus. Comme à chaque voyage, dés qu’il y a un chialeux, il faut qu’ils se le tapent sur le siège à côté, alors, bon gré mal gré, ils se tapèrent sans broncher une niarde capricieuse qui hurla très haut dans les aigus une fois un quart d’heure puis la deuxième fois, pendant quarante minutes. Alors qu’Irina se montrait compréhensive et trouvait ça drôle, Jake failli perdre patience, mais il surveilla sa langue car le couple inexpérimenté était Français. Il essaya le coup des grimaces affreuses à la petite quand elle tournait la tête pour le regarder, mais ça ne pris pas. « Qu’est ce que tu veux qu’on y fasse Boniface ? » se dit Jake. Puis il pensa : « j’espère que les nôtres ne seront pas comme ça » et il se demandèrent avec Irina comment ils pourraient bien réagir si ça leur arrivait d’avoir des niards mal embouchés qui piquent des crises dans des endroits comme des bus ou des avions.
De retour à Bangkok, Irina et Jake se remirent doucement de leurs émotions en pensant avec effroi au retour dans Dhaka qu’ils baptisèrent pour rire : la vilaine, ce qui veut dire ce que ça veut dire.
Ils quittèrent enfin Bangkok, se retapèrent une niarde mal élevée, mais celle-ci fut plus gentille et ne cria pas si fort que ça, malgré le fait qu’elle semblait issue de la bourgeoisie Bangladaise, et que ces gens là ne savent pas élever leur progéniture, du point de vue de jake en tout cas.
Arrivé à Dhaka, ils retrouvèrent l’odeur si particulière du Bangladesh, les sourires du garde de l’immeuble, de la femme de ménage qui avait pendant leur absence apporté toutes ses affaires chez eux et qu’ils aiment bien car elle est mignonne et serviable. Ils rirent beaucoup car à l’aéroport, ils passèrent l’air de rien devant la file énorme qui s’était formée aux douanes et ne firent pas la queue ni ne furent remarqués par les douaniers.
Désormais, ils s’apprêtent à se quitter pour trois semaines, mais, comme on l’a déjà vu plus haut, ils sont confiant et heureux alors tout va bien.
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